La Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville (CCITB)

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La CCITB réclame l’ajout d’un transport plus flexible pour contrer la pénurie de la main-d’œuvre

13 mai 2019

Communiqué

Sainte-Thérèse, le 13 mai 2019 – La Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB) sonne l’alarme quant à la situation critique de pénurie de main-d’œuvre et au manque de mobilité qui sévit actuellement sur son territoire et souhaite sensibiliser les ministres à cette problématique, mais aussi aux solutions qui pourraient être mises en place afin d’y remédier.

« La MRC de Thérèse-De Blainville comporte de nombreux parcs industriels et nous avons mis sur pied un comité formé de représentants des différentes industries afin de mieux répondre à leurs besoins. Le son de cloche est unanime : Il y a une pénurie de main-d’œuvre oui, mais en plus, nous ne sommes pas en mesure de faciliter l’accès des candidats aux entreprises par manque de mobilité » déclare Cynthia Kabis, directrice générale de la CCITB.

Des dizaines et des dizaines de postes sont actuellement à pourvoir aux quatre coins du territoire. Alors que des travailleurs provenant de l’extérieur de la région soient intéressés et disponibles, le transport lui ne l’est pas. C’est d’ailleurs particulièrement le cas du sud vers le nord.

Témoignages des entreprises

« Les gens qui n’ont pas de voiture et qui travaillent pour nous ont de bonnes intentions. Quelques jours ou semaines après leur embauche, on remarque certains retards et des demandes de quitter plus tôt. Lorsque l’on questionne les employés, on me dit que finalement, ça fait beaucoup de marcher de la 117 jusqu’au Boulevard Michèle-Bohec (45 mins-1h) » affirme Sophie Bélanger, conseillère en gestion des ressources humaines chez La Petite Bretonne à Blainville. « Ce qui fait qu’au-delà de la rareté de CV, on donne une formation à ces employés et on les perd au final », ajoute-t-elle.

Même son de cloche du côté de ConAgra à Boisbriand. « Nous avons des quarts de jour, de soir, de nuit et de fin de semaine. Afin de combler nos besoins en main-d’œuvre, nous participons activement à plusieurs activités de recrutements tel que Les mercredis de l’emploi, Midi-Quarante (40 ans et +), le programme Cap vers l’emploi de la CCITB, etc. Nous y rencontrons plusieurs candidats intéressants mais malheureusement, la plupart d’entre eux n’ont pas de véhicule, ce qui limite grandement leur possibilité de travailler dans notre secteur. » déclare Karine Dery, conseillère en ressources humaines chez ConAgra Brands.

Solutions envisagées

Le transport conventionnel ne répond plus aux besoins actuels, il faut innover et offrir des solutions mieux adaptées. Selon les principales entreprises concernées, un système de navettes destinées exclusivement aux travailleurs des secteurs concernés permettrait de desservir les parcs industriels. Actuellement, la mobilité vers ces derniers est le principal frein à l’embauche d’une main-d’œuvre qualifiée et disponible. Les entreprises sont par ailleurs prêtes à investir pour amener les travailleurs jusqu’à eux, mais ce n’est pourtant pas suffisant. C’est pourquoi la CCITB, de concert avec son comité industrie, lance un appel aux plus hautes instances, et ce, dans une situation considérée comme alarmante.

« On ne peut pas être passif face à la pénurie de main-d’œuvre, il faut agir. L’appui financier du gouvernement est plus que jamais sollicité et permettrait la mise sur pied de solutions innovantes, adaptées, concrètes et durables afin que nos entreprises puissent avoir accès à un bassin de candidats qualifiés et disponibles. » conclue Mme Kabis.

 


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