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La gestion des finances; ennemie ou alliée?

24 février 2021 Développer ses compétences
Véronique Bergeron
,
2 minutes

Observer, apprendre, comprendre

La peur de l’inconnu peut parfois être un frein pour la réalisation de certains projets que l’on chérit, Carole en sait quelque chose. Elle ne souhaitait pas que cette peur de la gestion des finances soit un handicap pour son entreprise. Elle qui n’avait pas l’impression d’avoir cumulé suffisamment de bagage en ce sens dans son parcours scolaire, elle a dû trouver d’autres avenues pour défier sa bête noire.

Dans la première année du démarrage de son entreprise, Carole n’a pas hésité une seconde à retenir les services d’un comptable compétent pour l’aider dans sa gestion financière. « Je ne voulais pas que mon comptable fasse le travail à ma place. Je voulais qu’il m’accompagne, qu’il soit en quelques sortes l’expert sur lequel je pouvais m’appuyer, mais mon désir premier était de le regarder faire pour apprendre, et ultimement, pour comprendre. » Comme toute chose, maîtriser un sujet qui n’est pas notre domaine d’expertise prend du temps. Avec l’aide de son comptable et à force de regarder ses chiffres, de tenter de les comprendre et de les analyser, Carole a commencé à voir la lumière et surtout à comprendre que les chiffres n’étaient pas sorciers!

Un trimestre à la fois

Quand la tâche est trop colossale, elle peut paraître insurmontable. C’est pour cette raison qu’une saine gestion des finances passe par une gestion trimestrielle. Il faut de la constance et de la rigueur pour prendre le temps de regarder les chiffres et s’assurer d’une tenue de livres adéquate, mais le travail en vaut la chandelle. Il est plus facile de s’y retrouver lorsqu’on gère les finances avec constances et qu’on ne repousse pas toujours au lendemain. La tâche paraît soudainement moins lourde et plus légère.

Aussi, Carole explique que l’exercice d’analyse des trimestres aide grandement à se fixer des objectifs réalistes et atteignables. « D’une année à l’autre, je remarque des constantes dans mon domaine, lorsque j’évalue les affaires sur une année complète. Je sais quelles sont les périodes favorables et celles qui le sont moins dans mon domaine. Je connais mieux mes trimestres et il m’est alors plus facile de planifier mes objectifs financiers. » Bien que personne ne soit à l’abris de surprises et d’imprévus, il y a parfois certains éléments qui reviennent d’une année à l’autre, certains creux de vague qu’il est possible de voir venir selon notre secteur d’activité. La gestion financière est moins stressante lorsque nous avons une idée de ce qui peut nous attendre et que les objectifs qu’on se fixe sont réalistes en tenant compte de ces analyses.

Des dépenses intelligentes

Une fois qu’on comprend les chiffres, qu’on est capable d’avoir une vue d’ensemble de ce que peut être une année dans notre entreprise, il est important de se pencher sur les notions fiscales. Plusieurs notions existent pour permettre aux entrepreneurs, entre autres, de sauver de l’argent. C’est pourquoi, selon Carole, il est important, en plus de pouvoir compter sur un comptable en qui on a confiance, de pouvoir s’en remettre aux connaissances essentielles d’un fiscaliste.

Impôts, dépenses déductibles, retenues, tous les termes qui peuvent faire peur à plusieurs, n’ont pas de secret pour les fiscalistes. Ils peuvent alors  conseiller sur les différentes façons de gérer, dépenser et économiser intelligemment et efficacement. « Plus on en apprend, plus on devient agile. J’ai changé certaines habitudes financières avec le temps, parce qu’une dépense que je pouvais faire d’une certaine façon pour mon entreprise pouvait se transformer en dépense déductible sous les judicieux conseils de mon fiscaliste. »

Il est évident que la gestion des finances et une alliée et non une ennemie. Les finances et les chiffres n’ont rien de bien sorcier après tout. Ils peuvent faire peur à prime abord, mais avec un peu de volonté, il n’est pas si complexe d’apprendre et de comprendre leur univers!

Carole retient 3 trucs qui l’ont aidé à apprivoiser sa peur des finances :

  1. S’entourer de professionnels comptables et fiscalistes en qui nous avons confiance;
  2. Mettre les mains à la pâte, poser des questions, apprendre. Il faut apprendre pour comprendre et c’est en étant proche des opérations du quotidien qu’on devient à l’aise;
  3. Établir un plan de match financier trimestriel, annuel, de 3 ans, 5 ans et 10 ans. Bref, avoir une vision d’où on s’en va!

Plus on apprend, plus on comprend et plus on devient agile.

Carole Lahaise, courtier immobilier résidentiel Royal LePage

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