Le transport : un enjeu important pour le développement économique régional
L’ampleur de la croissance démographique
ainsi que du développement industriel, commercial et touristique que connaît la
région des Basses Laurentides depuis 1980 a incité la Chambre de commerce et
d’industrie de Thérèse-de-Blainville à se pencher sur la question du transport,
un enjeu économique et environnemental de premier ordre dans la région.
Le diagnostic
qui s’en dégage a permis de relever les besoins ainsi que les principaux
problèmes actuels des réseaux et systèmes de transport conséquemment à une
augmentation considérable des déplacements en direction de Montréal et Laval,
mais également à l’intérieur même de la couronne nord.
Il est évident
que la construction des infrastructures d’il y a plus de 30 ans ne répond plus
aux besoins actuels et que la hausse de la congestion favorise la pollution de
l’air. Cependant un
constat demeure en matière d’aménagement du territoire et de transport. L’utilisation de l’automobile continue à être
prédominante bien qu’il y ait eu des améliorations à l’offre de transport en
commun.
La modernisation du train de Blainville a certes
permis une augmentation de l’achalandage du transport en commun, cependant
certains services demeurent encore peu coordonnés. Notons que l’AMT a procédé à la remise à neuf
d’équipements défaillants, a resserré ses contrôles de qualité et amélioré ses
communications, afin d’offrir un meilleur service. De nouvelles voitures à multi-niveaux sont
aussi prévues pour l’été 2010, en plus des projets d’ajout d’abris, de places
de stationnement et de gare.
Quant au transport routier des marchandises, étant
donné l’allongement des temps de déplacement, il s’ensuit une augmentation des coûts de transport pour les entreprises, d’où une
diminution potentielle de la compétitivité économique de la région. Il faut aussi
prendre en considération que le développement récréotouristique, très présent
sur le territoire des Laurentides, et les besoins de main d’œuvre des
entreprises de la région peuvent être tributaires des conditions de
circulation. C’est pourquoi le réseau
routier d’accès aux principaux pôles d’activités doit être maintenu et
amélioré.
En conclusion, il n’y a aucun doute que la
question du transport constitue un enjeu économique de premier ordre au sein de
notre région et que des investissements gouvernementaux doivent continuer à
être priorisés dans les infrastructures et les systèmes de transport afin que
la MRC s’affiche comme un milieu de vie et un moteur de développement qui
profite non seulement à la région immédiate de la MRC mais à l’ensemble du
territoire des Laurentides.
Cet éditorial a été rédigé pour la CCITB par Gaétane Vincent, consultante en communications et relations de presse
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